17
Jun
2010
0

Jour J

C’est cette nuit à minuit que débute la saison de pêche au maskinongé dans la plupart des régions du Québec. Tôt demain matin s’amorcera ma quête du gros maskinongé.

Ma conjointe va venir me rejoindre à bord un peu plus tard et nous allons passer la majorité de la journée à pêcher. Peut-être une petite pause entre 16h et 19h. Elle m’a lancé un défi: elle veut en attraper un plus gros que moi. Moi tant que c’est dans mon bateau et que je suis le guide, je récolte autant d’honneur.

On annonce une journée très chaude avec de bons vents de l’ouest.

Dans ce billet je parlais d’où venait cet intérêt pour la pêche au maskinongé, de mon enfance au Lac Frontière où j’accompagnait mon père à la pêche. Chaque “ti-cul” veut toujours impressionner son père. Ce désir, inconscient parfois, reste toujours là même une fois adulte. C’est un peu là aussi que ma quête prend sa source. Je veux impressionner le bonhomme. Je veux capturer un plus gros maskinongé que celui qu’il avait attrapé lors de ce week end de la fête du travail dans les années 80.

Mon père avec un maskinongé de 42" capturé sur le lac Frontière en septembre 198x

Mon père avec un maskinongé de 42" capturé sur le lac Frontière en septembre 198x

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire,Réflexions | Tags : ,

Commenter cet article
24
May
2010
3

Un musky à coté de chez moi

Petite sortie de pêche familiale aujourd’hui avec ma fille de 4 ans et ma blonde. Donc il s’agissait plus d’une petite promenade en bateau et peut-être espérer capturer un ou deux brochets. On a essayer quelques places au lancer mais en vain.

Puis j’ai décidé d’essayer de pêcher à la traine en eau peu profonde là où la végétation commence à pousser. Je pêchais avec un devon Flatfish U20 Perch et ma blonde Sophie un petit “spinner bait” blanc.

À un moment, mon sonar indique un gros poisson dans 4 pieds deau. J’en fait part à Sophie et 30 secondes plus tard, bang! Une violente attaque sur sa canne. Je lui demande si elle est prise au fond et à voir sa réponse je comprends très vite que c’est du sérieux. En voyant la force du combat, je suis certain que ce n’est pas un brochet.

Je n’avais pas ma grosse épuisette Frabill mais j’ai pu l’embarquer facilement avec l’epuisette de taille moyenne que j’avais. Nous avons garder le maskinongé dans l’epuisette constament pendant que je déprenais le leurre du filet.

Sophie a fait ce qu’elle a pu pour prendre et tenir le poisson pour une rapide photo. Ce n’est pas une photo qui mérite d’etre encadrer au dessus du foyer, mais j’étais un peu énervé et je lui ai dit de le remettre à l’eau tout de suite. Une fois à l’eau, il ne fallu pas plus de 2 secondes pour que le maskinongé reparte comme une torpille.

Juste pour être bien clair sur la question de la légalité, nous pêchions avc des petits leurres qui sont réputé être bon pour le brochet et c’était cette espèce que nous essayons d’attrapper. Cette prise était accidentelle et le maskinongé a été relaché en parfaite condition. Et pour les puristes qui diront que je ne devrais même pas faire une photo et le relâcher aussitôt je répondrai: “give me a break”.

Cette capture bien qu’accidentelle est venu me confirmer bien des choses. Avec tout ce que j’ai appris depuis janvier je me disais que certaines structures ou secteur du plan d’eau que je connais correspondaient à des sites pouvant potentiellement abriter des maskinongés. Un baie herbeuse exposée au vents dominant, une structure de roche, du courant, une fosse, etc. Tout ça dans une petite superficie, ça ne peut faire autrement que de plaire au maskinongé. Mais tant qu’on en a pas vu, la confiance n’est pas vraiment là. Mais maintenant je sais et le plus beau de la chose c’est que c’est à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de ma maison! Trop cool!!!

Autre sortie de pêche

Samedi mon partenaire de pêche et moi avons capturé quelques dorés et quelques achigans sont venus agreablement jouer les troubles fêtes. J’ai aussi capturé pour la première fois un barbu. J’étais assez emballé quand je l’ai ferré avec mon jig. C’était vraiment lourd au bout de la ligne!

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire,Sorties de pêche | Tags : , ,

Commenter cet article
28
Feb
2010
0

Un poisson vorace

Le maskinongé peut se montrer vorace quand ça lui dit. Mais juste quand ça lui dit. Si vous écoutez bien au début, le gars dit qu’ils en sont à la 11e heure de leur 2e journée de pêche et qu’ils n’ont vu que 3 poissons jusqu’à maintenant. Mais quand c’est le temps c’est le temps. Quelle attaque!

J’ai découvert ce vidéo grâce à Musky Tracker.

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire | Tags : ,

Commenter cet article
26
Jan
2010
1

La saga du record mondial

Cal Johnson 24 juillet 1949 (Longueur 60 ¼” Tour de taille 33 ½” Poids 67lbs 8oz.)

Cal Johnson 24 juillet 1949 (Longueur 60 ¼” Tour de taille 33 ½” Poids 67lbs 8oz.)

Ma mission est de capturer un gros maskinongé. Mais tant qu’à m’attaquer au gros il serait bon de savoir quel est le plus gros jamais capturé. (En passant l’idée de ce billet a été volée à Bill Gardner). En fouillant un peu j’ai découvert tout une saga.

En 1949, Louis Spray du Wisconsin aurait capturé un maskinongé de 69lbs et 11oz. Également en 1949, Cal Johnson aurait capturé une bête de 67lbs et 8oz. Louis Spray a été longtemps le détenteur du record. L’organisme qui gère les record est l’International Game Fishing Association (IFGA). Récemment, l’IFGA a disqualifié le record de Louis Spray. Il semblerait que les mesures auraient été gonflées. C’est donc Cal Johnson qui est le détenteur du record actuel.

Un autre organisme le World Record Muskie Alliance (WRMA) tente de prouver que le maskinongé record de Cal Johnson est aussi une fraude. Ils ont monté un rapport tres exhaustif et tres bien ficelé avec des mesures photogrammétriques et différentes comparaison qui les amènent à la conclusion que le poisson de Cal Johnson ne pouvait pouvait pas peser 67lbs. L’enquête très sérieuse parle d’un poisson qui mesurait 54″ tout au plus. Le point faible de leur enquête est que le maskinongé de Johnson a été naturalisé. Le rapporte tente de prouver que le taxidermiste a allonger le poisson.

Je crois que c’est ce que l’IFGA n’a pas acheté. Tout récemment l’IFGA a clairement refuser la version de la WRMA et a donc confirmé la capture de Cal Johnson comme le record mondial officiel.

Mais à lire le rapport de la WRMA on en vient à en douter sérieusement. Et on ne donne pas dans la théorie du complot ici…

Ken O'Brien Baie Géorgienne, Ontario, 1988 (Longueur 58” Tour de taille 30 ½” Poids 65lbs)

Ken O'Brien Baie Géorgienne, Ontario, 1988 (Longueur 58” Tour de taille 30 ½” Poids 65lbs)

Si je choisi d’ignorer le maskinongé de Cal Johnson comme record à battre. Alors le record officiel serait le maskinongé de Ken O’Brien capturé dans la baie Géorgienne (Ontario) en 1988. Le poisson faisait 65 lbs, 58″ et 31.5″ de tour de taille. En regardant la photo il semble évident que ce maskinongé est bien plus gros que celui de Cal Johnson.

Plus de détail sur cette histoire ici.

Pour cetaines espèces l’IFGA, a des classes de capture. Comme le plus gros capturé à la mouche, en eau salé, etc. Mais il n’y pas de classe de record pour une prise rémise à l’eau. L’IFGA esf un dinausore dans le domaine de la pêche selon moi. J’ai bien l’intention de ne conserver que des photos des maskinongés que je vais capturé. Même s’il s’agirait du record mondial.

Comme ce gars de Gananoque qui a capturé un maskinongé s’approchant drôlement du record mondial en qu’il a intelligemment gracié. Un poisson de cette taille a entre 25 et 30 ans. Pourquoi le tuer? Aujourd’hui, à partir de mesures et de photos on peut faire faire une réplique en plastique du poisson. On pêche le maskinongé pour le sport et non pour sa chaire. Il serait fou de choisir le maskinongé comme espèce pour “nourir sa famille”.

Je parle souvent des articles que j’ai lu et de ce que j’en retiens. Mais dans chaque article on parle de l’importance de la remise à l’eau, de l’importance de bien le faire sans causer un stress au poisson. J’ai lu attentivement et je vais le faire.

Pour moi le Saint Graal de la pêche au maskinongé est le 65lbs de Ken O’Brien. Mais j’en demande pas tant. Je m’accomoderais très bien d’un 40lbs!


Commenter cet article
25
Jan
2010
0

Briser la barière des 40 lbs

Un billet intéressant qui traite encore de la quête du gros maskinongé : http://daverichey1.posterous.com/cracking-the-big-muskie-barrier

Plus je me documente sur le maskinongé, plus je me rends compte que je demeure en plein milieu du meilleur spot de pêche au maskinongé au monde. Briser la barrière des 40 lbs n’est pas un rêve mais une possibilité!

La conclusion de l’article mentionné ci haut résume bien ce qu’est la quête du gros maskinongé:

And, if we crack that 40-pound mark, we’ll go for a 45-pounder. And then a 50-pounder. Fishing for big muskies can become an incurable addiction.

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire | Tags : ,

Commenter cet article
08
Jan
2010
0

Ma résolution

Il y a longtemps que j’y pense. Que je me dis faudrait bien… Un moment donnée vais pouvoir le faire…

Mais comme trop souvent, on laisse aller les choses et le projet reste juste un projet. Ça s’appelle la procrastination. Mais là c’est assez. Là je suis résolu à faire ce qui faut. Bien du moins à faire le plus que je peux pour en arriver à attraper un gros maskinongé.

Doré de 26,5 pouces capturé en juillet 2009

Un doré de 26,5 pouces que j'ai capturé en juillet 2009

L’été dernier j’ai décidé de me mouiller. Du moins de commencer à me mouiller. J’ai commencé par m’acheter un bateau (16 pieds + 40hp). Puis petit à petit je me suis acheté un peu d’équipement. J’ai une bonne canne solide pour pêcher à la traine. Quelques leurres. Durant l’été, j’ai beaucoup pêché les brochets, achigans et dorés sur le lac St-louis, Deux-Montagnes et sur la rivière des Outaouais (j’habite sur l’Île Perrot). J’e n’ai pêché que très peu le maskinongé. En fait je n’ai consacré vraiment qu’une journée de 6 heures à la pêche du maskinongé. Ce qui est très peu. Faut dire que j’ai eu mon bateau le 1er juillet, que mon hors-bord a passé le doux mois de novembre au garage et que durant l’été je jouais à la balle-molle 2 soirs par semaine et j’étais l’entraineur d’une équipe de baseball mineure. Disons que ça laisse moins de temps pour la pêche.

Puis je me suis promis que l’été prochain j’allais être plus sérieux avec Esox Masquinongy. Je me suis abonné au magazine Musky Hunter. Puis j’ai acheté ces deux livres:

  • The complete guide to Musky Hunting (Second edition) par Jim Saric and Steve Heiting, Musky Hunter Publications, 1999, 2006.
  • Time on the water (A man’s quest for the ultimate musky) par Bill Gardner, Musky Hunter Publications, 1980, 2003.
Time on the water par Bill Gardner

Time on the water par Bill Gardner

C’est ce dernier livre de Bill Gardner qui m’a vraiment inspiré. En 1980 Bill Gardner journaliste pour l’Associated Press à Los Angeles décide d’abandonner son travail, de vendre sa maison et de déménagé sa petite famille dans le nord du Wisconsin au royaume du maskinongé. Il décide de ne pas travailler pendant une saison de pêche complète (mai à décembre) pour ne s’adonner qu’à une chose: pêcher le maskinongé. Pêcher un gros maskinongé. Chaque jour il y va d’un court récit sur sa quête du gros maskinongé.

Voilà un gars qui s’est vraiment dit “je vais faire ce qu’il faut pour arriver à mon but”. J’ai dévoré le bouquin durant les vacances des fêtes et ça m’a vraiment fouetté pour que je fasse la même chose mais dans la mesure de mes moyens. Je ne peux pas me permettre de prendre une année sabbatique comme Bill Gardner l’a fait. La stratégie de Gardner était, comme le dit son livre, de passer beaucoup de temps à la pêche et que ça allait finir par payer. Je vais essayer de compenser le manque de disponibilité pour passé du temps sur l’eau en essayant d’acquérir un maximum de connaissance avant que ne débute la saison de pêche.

Donc un peu à l’instar de Bill Gardner, je veux me servir de ce blog pour documenter ma démarche. Je le fait principalement pour moi, si ça interesse d’autres gens tant mieux. C’est que souvent je lis un article et je me dis que je dois retenir tel truc et une semaine plus tard j’ai oublié. Si je prend le temps d’ajouter un message sur ce blog en parlant du truc que je devais retenir je dispose alors d’une journal de bord formidable.

Alors comme la nouvelle année débute j’ai décidé de faire de mon projet une résolution. C’est une résolution bien plus facile à tenir qu’un programme d’entrainement où qu’un régime amaigrissant. Voici donc la résolution en détail:

  • Dès lors, je vais faire le plus que je peux pour amélioré mes chances de pêcher un gros maskinongé (quelque chose aux alentours de 4 pieds de long là!).
  • Dès lors, je vais faire le plus que je peux pour de venir un chasseur de maskinongé émérite (Je ne m’arrêterai pas à un gros maskinongé!).
  • Contrairement à Bill Gardner, je ne vais pas m’empêcher de pêcher les autres espèces nécessairement.
  • Je vais alimenter ce blog régulièrement pour garder le focus. (Je vais tout de même faire attention pour ne pas divulguer précisément mes spots de pêche).

Alors voilà. C’est ça la mission maskinongé!

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire,Préparation | Tags : ,

Commenter cet article
08
Jan
2010
0

Les origines

3e place Tournoi de Maskinongé de Lac Frontière (1976)

En 1976, je reçois des mains du maire de Lac Frontière le trophée de la 3e place du tournoi de maskinongé. J'avais 4 ans à l'époque.

J’ai attrapé mon premier maskinongé en 1976 alors que je n’avais que 4 ans. Cette capture m’avait alors mérité la troisième place au tournoi de maskinongé de Lac Frontière avec une prise de 30″. J’ai toujours le trophée bien en vue sur une tablette dans mon petit chalet de Lac Frontière. Je dois remercier mon père qui s’était chargé de 90% de l’effort de capture. Mais il a tenu a enregistrer la prise à mon nom puisque c’est moi qui tenait la pêche au moment de l’attaque.

J’ai passé mes étés sur les rives du lac Frontière. Mon père y pêche presque tout les jours durant la saison estivale. À l’occasion je l’accompagnais.

Adolescent, il m’a même permis de manquer une journée d’école le vendredi de l’ouverture de la saison de pêche pour que je l’accompagne.

Le lac Frontière et la Grande Rivière Noire Nord-Ouest qui l’alimente sont les seuls plans d’eau que j’ai pêché pour le maskinongé. Sur le lac Frontière la remise à l’eau n’est pas très à la mode. On y travaille plutôt encore à éduquer les gens à ne pas jeter leur bouteilles vides par dessus bord…

Le lac Frontière est un petit plan d’eau et comme les pêcheurs ne pratiquent que très peu la remise à l’eau, les grosses prises sont rares. Mon père a capturé 37″, 41″, 42″ et un autre pêcheur aurait ramené un monste de 47″. Ce serait la plus grosse prise connue à ce jour sur ce plan d’eau. Reste que de telles prises sont exceptionnelles sur le lac Frontière. La moyenne des captures est d’environ 28″. Personnelement j’ai guidé un ami à son premier musky, un beau 35″ (pour le lac Frontière, c’est gros). Le plus gros que j’ai pris était long de  32″ seulement.
Agrandir le plan

Un de mes meilleurs souvenir de pêche sur le lac Frontière remonte à juin 1988. Le vendredi de l’ouverture. Exempté de classe (j’étais alors en secondaire V), mon père et moi avions embarqué 5 maskinongés dans la journée (le 5e étant gracié).

Même si j’ai été longtemps sans pêcher assiduement le lac Frontière, même si j’ai été jusqu’à renier cette pêche pour la pêche à la mouche au cours des dernières années, c’est dans ma jeunesse au lac Frontière que se nourri ma quête du gros maskinongé aujourd’hui.

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire | Tags : , ,

Commenter cet article

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | TheBuckmaker.com WordPress Themes | Traduction WordPress tuto