11
Jun
2010
0

Stratégie d’ouverture

Dans une semaine exactement ce sera le début de la saison de pêche au maskinongé et la fièvre de l’ouverture est déjà plutôt bien installé.

À l’epoque où j’étais étudiant, je ne manquais jamais l’ouverture de la pêche au maskinongé au lac Frontière. À l’ouverture nous étions presque certain de prendre du poisson. Malgré que je me rappelle d’un week end d’ouverture ou j’ai pêché 18 heures sans rien capturé.

Pour l’ouverture cette année je serai sur les eaux du lac des Deux-Montagnes, rivière des Outaouais et/ou du lac Saint-Louis. Mais voilà j’ai une semaine pour décider d’un plan de match. J’ai quelques idées mais je ne suis sur de rien. Je dois avoir un plan A et un plan B. Je dois m’arrêter sur un “pattern” et lui donner une chance de produire avant d’essayer autre chose.

Le danger de l’incertitude c’est de se mettre à changer de leurres, de secteurs, de méthodes de pêche à tout bout de champ et finir la journée avec autant d’inconnus qu’au début. À la fin de la journée, il faut que j’en sache plus. Que je sache si tel secteur est productif ou pas. Que je sache quelle des techniques utilisées semble être la bonne pour ce secteur, cette météo, ce temps de l’année, etc, etc.

Si ma stratégie pour l’ouverture ou “pattern” ne produit pas cette journée là, je veux au moins être un peu plus près du but lors de la sortie suivante.

Si je relis ce que j’ai accumulé comme infomation sur ce blog jusqu’à maintenant en matière de stratégie pour l’ouverture (notamment cet article), je devrais pêcher au lancer plus qu’à la traine. Les grosses femelles maskinongés se tiendront dans l’eau peu profonde, sur les bords même.

À ce jour, si j’avais à dire comment j’attaquerais cette première journée de pêche je dirais que je vais commencer le matin au lancer c’est certain. Je vais tenter ma chance dans quelques secteurs rocailleux près d’herbiers. Puis durant la journée, histoire de me reposer les bras et relaxer, je pêcherais à la traine dans des secteurs moins profond avec de l’herbe et avec quelques passages le long de grosses “drops”. Mon leurre pour débuter la journée serait un Invader. Mais tout ça peut changer d’ici à vendredi prochain!

Pensez-vous que cette stratégie a de l’allure?


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03
Jun
2010
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Affronter les fronts froids

Dans son livre Time on the water, Bill Gardner parle des fronts froids ainsi:

Un frond froid rend les poissons amorphes pour environ 2 jours et il semble qu’un front froid passe environ tous les 3 jours.

Passage d'un front froid (Source: Wikipedia)

Passage d'un front froid (Source: Wikipedia)

Un front froid est une masse d’air froid qui se déplace. Son passage soulève l’air chaud sur place créant ainsi une zone de basse pression. C’est pourquoi un baromètre peut être utile. Si la pression est à la baisse ce n’est pas un bon signe. Le passage d’un front froid amènera souvent un changement des conditions climatiques comme une orage et du vent. Une fois le front passé il laisse souvent la place à une zone de haute pression souvent marqué par des vents du nord-est, un temps plus sec et un beau ciel dégagé.

Je me rapelle avoir pêcher la truite durant une fin de semaine entière dans ces conditions avec des résultats ridicules. Le dimanche soir alors que nous étions repartis, la température a changé, le vent est tombé et un autre pêcheur a mis 30 minutes pour capturer ses 15 truites avec la mouchea que je lui avait fait.

The Complete Guide To Musky Hunting, Second Edition

The Complete Guide To Musky Hunting, Second Edition

Dans le livre The complete guide to musky hunting, second edition par Saric et Heiting, le chapitre 15 est entièrement dédié à vaincre les fronts froids. Heiting suggère 6 idées qui peuvent a atténuées l’effet négatif qu’ont les fronts froids sur la pêche.

Devancer le soleil

Quand un front froid passe durant la nuit l’été, la température chute et il y aura un brouillard sur l’eau tôt le matin. Il s’agit d’un très bon moment pour capturer un maskinongé. Une heure plus tard, le soleil aura dissiper le brouillard. Il faut donc faire un effort pour être sur l’eau particulierement tôt lors de ces conditions.

Passer le leurre sous le nez

En période de front froid les maskinongés se terreront plus creux. Ils occuperont sensiblement les même structure mais plus enfouis. S’ils étaient dans des herbiers, il seront dans la zone la plus dense de l’herbier.

Dans ces conditions il ne faut pas s’attendre qu’un maskinongé monte à la surface attaquer un bucktail. Il faut vraiment descendre un leurre dans sa face. Ça zone d’attaque est beaucoup plus restreinte. Heiting suggère de pêcher avec des minnowbaits* et des crankbaits** pour obtenir plus de profondeur.

Apparament les maskinongés apprécieront également se tenir près de “murs” de pierres. L’auteur raconte une anecdote où il avait capturer 5 maskinongés en laissant un Deptraider frapper un mur de pierres.

Eau vive

Les maskinongés qui fréquentent les eaux vives sont moins affectés par les fronts froids. Donc lors de situation de frond froid il est bon de pêcher des secteurs avec plus de courant. Il faut rechercher des herbiers en bordure du courant. Dans mon cas je pense à certain secteur de la rivière des Outaouais…

On suggère aussi d’utiliser des leurres un peu plus petit.

Trucs de presentation

Un truc certain pour les maskinongés passifs est de diminuer la grosseur des leurres.

Un autre truc est de récupérer le leurre de manière moins aggressive. Il peut être plus productif dans ses conditions de récupérer le leurre lentement et de manière régulière.

Aller dans le peu profond

Comme la journée suivant le passage d’un front froid est généralement une belle journee ensoleillée il faut savoir exploiter les endroit à l’ombre en eau peu profonde. Un endroit à l’ombre ne veut pas nécessairement dit sous un arbre penché. Heiting conseil de trouver les zones ombragées autour d’un herbier en fonction de la direction de la Lumière du soleil. Il est bon d’exploiter ces zones en se positionnant le dos à la rive donc en eau peu profonde et donc en lançant vers l’herbier. Il y a une belle illustration dans le livre mais je ne peux la produire ici sans contrevenir aux droits d’auteurs.

Jusqu’aux dernières lueurres du jour

Après une belle journée ensoleillée de lendemain de front froid où le maskinongé fait la fine gueulle, la dernière demi heure de clarté et l’heure suivante sont probablement les meilleurs moment pour provoquer un maskinongé à prendre son repas.

La pêche avec un leurre de surface ou au lancer pour des makinongés en suspension au dessus de secteurs plus profond est réputée efficace. Heiting précise qu’il a plus de succès dans des eaux teintées.

Une fois la noirceur complètement établie, ont peut rentrer à la maison l’esprit tranquile. Les nuits froides des fronts froids paralysent le poisson.

Conclusion

Voilà donc ce que j’ai retenu de ce chapitre intéressant, toutes ces informations doivent être prises en compte pour établir un plan de match lors d’une sortie de pêche.

Références

On peut se procurer The Complete Guide To Musky Hunting Second Edition par Jim Saric et Dave Heiting à la boutique en ligne de Musky Hunter Magazine.

Voici un autre article intéressant à lire sur les front froids: Cold Fronts and Muskies (The next Bite).


*   : Les Minnobaits sont comme des crankbaits dont les cotés sont plats comme un Invader.
** : Exemple de crankbaits: Beleiver, Depthraider, etc.


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24
May
2010
3

Un musky à coté de chez moi

Petite sortie de pêche familiale aujourd’hui avec ma fille de 4 ans et ma blonde. Donc il s’agissait plus d’une petite promenade en bateau et peut-être espérer capturer un ou deux brochets. On a essayer quelques places au lancer mais en vain.

Puis j’ai décidé d’essayer de pêcher à la traine en eau peu profonde là où la végétation commence à pousser. Je pêchais avec un devon Flatfish U20 Perch et ma blonde Sophie un petit “spinner bait” blanc.

À un moment, mon sonar indique un gros poisson dans 4 pieds deau. J’en fait part à Sophie et 30 secondes plus tard, bang! Une violente attaque sur sa canne. Je lui demande si elle est prise au fond et à voir sa réponse je comprends très vite que c’est du sérieux. En voyant la force du combat, je suis certain que ce n’est pas un brochet.

Je n’avais pas ma grosse épuisette Frabill mais j’ai pu l’embarquer facilement avec l’epuisette de taille moyenne que j’avais. Nous avons garder le maskinongé dans l’epuisette constament pendant que je déprenais le leurre du filet.

Sophie a fait ce qu’elle a pu pour prendre et tenir le poisson pour une rapide photo. Ce n’est pas une photo qui mérite d’etre encadrer au dessus du foyer, mais j’étais un peu énervé et je lui ai dit de le remettre à l’eau tout de suite. Une fois à l’eau, il ne fallu pas plus de 2 secondes pour que le maskinongé reparte comme une torpille.

Juste pour être bien clair sur la question de la légalité, nous pêchions avc des petits leurres qui sont réputé être bon pour le brochet et c’était cette espèce que nous essayons d’attrapper. Cette prise était accidentelle et le maskinongé a été relaché en parfaite condition. Et pour les puristes qui diront que je ne devrais même pas faire une photo et le relâcher aussitôt je répondrai: “give me a break”.

Cette capture bien qu’accidentelle est venu me confirmer bien des choses. Avec tout ce que j’ai appris depuis janvier je me disais que certaines structures ou secteur du plan d’eau que je connais correspondaient à des sites pouvant potentiellement abriter des maskinongés. Un baie herbeuse exposée au vents dominant, une structure de roche, du courant, une fosse, etc. Tout ça dans une petite superficie, ça ne peut faire autrement que de plaire au maskinongé. Mais tant qu’on en a pas vu, la confiance n’est pas vraiment là. Mais maintenant je sais et le plus beau de la chose c’est que c’est à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de ma maison! Trop cool!!!

Autre sortie de pêche

Samedi mon partenaire de pêche et moi avons capturé quelques dorés et quelques achigans sont venus agreablement jouer les troubles fêtes. J’ai aussi capturé pour la première fois un barbu. J’étais assez emballé quand je l’ai ferré avec mon jig. C’était vraiment lourd au bout de la ligne!

Ecrit par Pierre Masson dans : Histoire,Sorties de pêche | Tags : , ,

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19
Feb
2010
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Le vent te guidera…

J’ai appris beaucoup de choses en lisant le dernier billet paru sur le blog de Joe Bucher. Voici ce que j’en ai retenu.

Contrairement à ce que je croyais, le vent est bon pour la pêche au maskinongé. Il est bon dans le sens qu’il va aider le pêcheur à trouver le maskinongé. Sur un lac il n’y a généralement pas de courant autre que celui provoqué par le vent et les vagues. Cela ne s’applique pas partout sur le lac St-Louis mais pour les secteur moins exposés au courant ça peut aller. Le maskinongé aime profiter du courant créé par les vagues et le vent pour se positionner dans un endroit où le poisson fourrage sera déporté par le courant. J’ai lu ailleurs que le maskinongé aime aussi l’eau bien oxygénée. Voilà deux raison pour trouver le maskinongé le nez dans le vent.

Si on a du vent qui balai un secteur rocheux, le maskinongé se placera souvent à l’extrémité de la structure la plus exposée au vent. En d’autre terme, une pointe de roche exposée au vent serait un endroit propice. Même chose avec les herbiers.

Mais Joe Bucher parle de tendance. C’est pas toujours le cas. Il dit que parfois, si le vent est très fort, c’est le coté à l’abri du vent de la structure qui sera plus productive. Mais généralement la tendance est au nez dans le vent.

Bucher dit que ceci est vrai aussi pour le doré et l’achigan. L’achigan sera peut-être plus près du bord et le doré plus en profondeur. Il y a une image qui illustre bien ça sur le blog de Bucher.

Quand le vent baisse sur un secteur productif qui était exposé au vent, souvent l’action baisse en même temps. Et qu’arrive-t-il quand il ne vente pas. Alors “all bets are off” comme on dit. On doit se fier à autre chose pour localiser le poisson.

À propos des secteurs rocailleux. Dans la petite capsule vidéo ici bas, Marc Thorpe explique que lorsque l’on détecte une bosse dans un secteur plutôt plat, c’est qu’il s’agit d’une roche. Souvent le maskinongé va s’embusquer juste au dessus de la roche. Il est bon de sauvegarder ce point sur notre GPS pour repasser par là lorsqu’on pêche à la traine.

Ecrit par Pierre Masson dans : Préparation,Techniques | Tags : , , , ,

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